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mardi 31 mai 2016

Tu fais quoi toi avec tes blancs d’œufs ?

Des meringues. Oui. Moi aussi. Salées. Et cette fois-ci : à la betterave.
Parce que tu vois les meringues dessert, c'est bon, mais pas très original (sauf si tu les travailles au jus de pois chiche), et comme repas, c'est pas terrible. 
Alors que des meringues salées, au fromage, à la sardine, aux herbes, aux légumes, ça c'est trop d'la balle et avec une salade tu as un repas tout facile à préparer !

Je dis meringues, mais la texture est plus proche de la gougère (peut-être parce que je les cuis dans des moules en silicone). T'as deux minutes ? Alors on y va :

Tu verses tes blancs d’œufs dans le bol de ton robot ami et tu bats à toute petite vitesse pour démarrer (ensuite tu pourras augmenter). Tu ajoutes une cuillère à soupe de farine par blanc d’œuf (tu peux assaisonner à ton goût : sel, poivre, épices diverses et variées). Lorsque ta texture est parfaite, tu mélanges délicatement les ingrédients de ton choix (feta et chorizo c'est sympa, fromage râpé et sardine écrasée aussi, tomates séchées et basilic, tu pleures...)
Hier j'avais trois petites betteraves toutes mal poussées au jardin. J'en ai fait une purée, que j'ai intégrée aux blancs battus avec la farine. 14 minutes à 185°C. 

Tu peux les servir chaudes ou froides. Parfait pour un repas à emporter.


lundi 11 avril 2016

Fanes Zone

Le Jardin du Vent sort de sa torpeur hivernale. 
Les hirondelles sont de retour, et pleurent leurs nids creusés dans les dunes saccagés par les marées de l'hiver. Lulu a fait une sortie. Rapide, avant de sentir le vent tourner et de repartir faire une petite sieste. 
Et si Lulu dort encore, qui mange les fanes de betteraves et de radis ?


Facile : une petite pâte croquante (farine, citron, huile d'olive), des fanes bien propres, de la feta poivrée, moutardée et battue dans un peu de lait. Une petite heure au four. Le tour est joué.

mardi 13 octobre 2015

Croquants d'automne à rendre jaloux tous les écureuils de ton quartier



Tu fais préchauffer ton four à 180°C.
Tu mélanges bien 60g de farine blanche, 150g d'amandes en poudre, 100g de sucre blond (ou roux, ou blanc, tu choisis ton préféré) et 80g de beurre fondu. Tu étales ceci sur une grande plaque à four (lèche-frite, why not?). Tu fais cuire 12 minutes, pas une de plus. Tu laisses refroidir en dehors du four dont tu abaisses la températures à 150°C.

Dans une casserole tu mélanges tous les fruits à coques (sans les coques hein) que tu as raflé à l'écureuil du coin : des noisettes, des cacahuètes, des pistaches, des noix, des amandes...Tu peux les laisser entiers ou les concasser, cela dépend de la dentition des croqueurs. Tu laisses chauffer jusqu'à ce qu'ils deviennent huileux. Tu incorpores une bonne dose de miel, de façon à ce que l'ensemble soit enrobé. Ton fond de pâte a refroidi, tu peux le recouvrir de tes fruits mielleux et réenfourner pendant 40 minutes.
Tsssstss ! attends que ça refroidisse avant de découper et de goûter. 
Si tu en es capables, tu peux les conserver longtemps dans une boîte en fer blanc. Sinon...

lundi 27 juillet 2015

Une partie de Dhal ?

Tu sens ces effluves alléchantes ? C'est un dhal qui mijote. Mon péché mignon de l'été. Mon chouchou à cuisiner, parce qu'il embaume les lieux, parce qu'il est succulent chaud ou froid, parce qu'il est encore meilleur préparé en belle quantité et permet de délicieuses portions à congeler pour les gamelles de l'automne. 

Si tu ne le sais pas déjà, dis-toi bien que s'il est porteur d'autant de parfums envoûtants c'est qu'il arrive d'Inde. L'ingrédient de base du dhal est la lentille, ou tout autre légumineuse. La manière de cuisiner rappelle celle du risotto.
Tu l'adaptes à tes préférences et tout ira bien.

La partie commence par un bel oignon émincé que tu fais revenir dans une cuillère de ghi, le but du jeu étant de te faire plaisir, tu ajoutes un ou deux de tes favoris du jardin. Pour moi ce sera une belle aubergine en lamelles. Tu remues, rien ne doit brûler. Tu avances ta gousse d’ail pressée pour faire plaisir à la dame. Tu sales, et colores l'ensemble d'un nuage de curcuma. Tu remues, rien de doit brûler. Les aubergines commencent à fondre de plaisir, tu peux leur offrir la compagnie de deux belles poignées de lentilles, corail pour moi. Pour la couleur et le goût. Tu remues, rien ne doit brûler. Une dizaine de capsules de cardamome entrent dans la danse accompagnées d'un bouquet de coriandre ciselée. Tu remues, rien ne doit brûler. La partie touche à sa fin, tu couvres d'eau et laisse mijoter à couvert. Tu gagnes en versant un trait de lait de coco juste avant de servir.

vendredi 17 juillet 2015

Papilles en ébullition


Autant d'années à l'admirer, la caresser, la renifler, la cueillir en bouquets, la sécher, sans jamais la goûter...Comment ai-je pu me passer de cette subtilité aromatique aussi longtemps ?


Tout est réparé, j'ai mitonné ma première confiture d'abricots à la lavande, un parfum à tomber pendant la cuisson, et une saveur incomparable.

Tu choisis ta recette préférée de confiture (ici : 550g de sucre de canne blond pour un kilo de fruits dénoyautés - pas ceux du jardin, ils manquent de maturité), tu emballes soigneusement un bouquet de fleurs de lavande dans un sachet de mousseline (une compresse), tu noues avec une ficelle suffisamment longue pour pouvoir l'accrocher hors de ta gamelle et tu laisses infuser pendant la cuisson. Tu emplis tes narines de ce doux parfum. Avant la mise en pot tu presses le sachet de lavande.
Et tu m'en diras des nouvelles.


dimanche 4 janvier 2015

Qui a dit qu'il était obligatoire de glisser une fève dans la galette?

Si jamais tu ne sais pas pourquoi tu as croisé des gens arborant un sourire béat niais et une couronne "lapin crétin" sur la tête, si jamais tu ne peux pas supporter l'idée d'avoir une princesse ou un nain de jardin flottant entre ta langue et ton palais , lis ce qui suit. 
Sinon, tu peux lire aussi.
Si tu ne sais pas que la galette n'est pas inévitablement une couche de frangipane plus ou moins réussie s'insinuant entre deux couches de pâte feuilletée (tout autant réussie ou non), lis ce qui suit. 
Sinon, tu peux lire aussi.
Tu sais mon petit faible pour la fleur d'oranger. La galette à l'honneur ici est souvent la galette bisontine, et son petit goût délicat de fleur d'oranger.

Pendant que ton four préchauffe (190°C au moment d'enfourner), tu fais chauffer un quart de litre de lait avec 80 grammes de beurre et 4 cuillerées à soupe de sucre (de canne blond pour moi). Lorsque le beurre a fondu, tu retires du feu, et comme pour une pâte à chou, tu jettes 130 grammes de farine dans ta casserole (quand je dis tu jettes, c'est pour te signifier qu'il faut tout mettre en une seule fois, pas qu'il est nécessaire d'éclabousser tout ton plan de travail). Tu remues énergiquement avant d'ajouter 3 œufs entiers. Une fois le mélange bien homogène, tu ajoutes quelques gouttes d'eau de fleur d'oranger. Ton four est sans doute chaud. Tu glisses ta pâte dans un moule à tarte et tu enfournes pour une quarantaine de minutes. 10 minutes avant la fin, règle la température à 210°C.

Cette galette est délicieuse avec une tasse fumante de thé au retour d'une promenade au grand air. Le lendemain matin, s'il en reste, c'est très sympa aussi.


lundi 29 septembre 2014

Qu'est-ce qui est rouge et qui s'la pète avec sa cape?*

Tu sais que j'peux pas saquer les araignées. Sauf celles qui vivent dans l'eau de mer...parce qu'elles se mangent, sauf aussi, celle sur laquelle on installe notre belle grosse bassine à stériliser.

Tu te souviens que cette année nos plants de tomates n'ont pas tenu leurs promesses, ils n'étaient que cerises. Nous avons traversé la route et frappé au champ du maraîcher bio pour lui acheter six kilos d'un mélange de belles tomates charnues.
De l’ail, une belle poignée d'échalotes, un bocal de basilic, et voilà de quoi mijoter une potion tomatée pour l'hiver.




                                                                             *Super Tomate 


vendredi 25 juillet 2014

Magie mon ghi

Au Jardin du Vent, on aime les bonnes idées des autres, si elles sont douces et gourmandes on se les approprie sans hésiter. La très nature L. douce amie du Sud parle du ghi (ou ghee). Elle conte elle explique tu en entends le chuintement de l'ébullition tu en sens l'odeur tu en as presque le goût noisette sur le bout de la langue. 
Tu te lances.


Rien de bien compliqué, la métamorphose du beurre en or liquide demande surtout beaucoup d'attention. Tu choisis une bonne casserole à fond épais (ta cocotte en fonte sera parfaite), tu découpes une livre de beurre DOUX en morceaux et tu fais fondre à feu doux. Tout doux. Tu remues, tu tournes, tu fais des 8 avec ta spatule en bois. Un chuintement s'élève, une mousse se forme, tu perpétues ton mouvement avec la spatule. Le beurre est au stade de l'ébullition, il peut brûler à chaque instant. Tu remues. Tout doux. Tu écoutes. Il chante, dit L. La magie opère. La mousse devient paillettes, les paillettes sont attirées par le fond, le beurre devient transparent. Tu aperçois les paillettes au fond: tu peux couper le feu. Il te reste une opération délicate, verser le nectar dans un bocal à travers une fine passoire. Il se conserve dans une armoire à température ambiante et jamais ne rancira: les protéines étant emprisonnées dans les paillettes. Il ne brûlera plus dans la poêle non plus: l'eau que le beurre contenait s'est évaporée.

En toute simplicité et un peu moins d'une heure, tu obtiens ce doux miel qui enchantera la cuisine et les palais.

Si tu veux en savoir un peu plus sur le sens et les origines du ghi, clique sur le mot magique: ayurveda 

mardi 14 janvier 2014

Quand l'amertume devient plaisir

Si chez ton marchand de fruits bio trônent encore quelques oranges amères, ne crains rien, approche-les.
Pèses-en un kilo tout rond. Glisse-les dans ton panier, on va en faire une marmelade qui t'emmènera en voyage. 
La préparation nécessite un peu de temps, alors installe une jolie musique dans tes oreilles et on s'y met.
Oups, j'allais oublier: si tes ongles sont rongés ou tes bouts de doigts écorchés, embauche d'autres mains pour la première étape.

Après avoir oté la fleur, bien lavé et brossé les oranges, tu les épluches au couteau et réserve les belles guirlandes. Dans ta bassine à confiture tu défais l'un après l'autre les quartiers (c'est à ce moment-là que tu te souviens de ta petite coupure de rien du tout au bout de l'index) afin d'en extraire les pépins que tu déposes sur une compresse. Cette opération-là est relativement longue, il y a beaucoup de pépins, heureusement tu dois changer de CD, l'occasion d'une petite pause.

Tu passes les peaux dans ton robot aussi finement que si tu voulais en faire des carottes râpées. Tu déposes les copeaux dans la bassine ainsi que la compresse que tu attaches en un joli sachet renfermant les pépins. Tu recouvres le tout de deux litres d'eau et tu laisses reposer 24 heures.

Après une bonne nuit, tu approches ta bassine du feu et laisses mijoter pendant deux bonnes heures. 
Oui je sais que je n'ai pas parlé de sucre, il n'est pas encore temps.


Le sucre. Maintenant. Deux kilos de canne et blond. Je te rappelle que dans "oranges amères", il y a "amères" alors non, deux kilos ne sont pas de trop.

Tu mélanges et tu amènes à un bouillon frétillant, tu laisses faire de belles bulles pendant un quart d'heure, tu retires le sachet de pépins ( en croisant les doigts pour qu'il ne se soit pas ouvert) ainsi que les quelques grosses membranes qui remontent à la surface, et tu mets en pot.

Ensuite, castagnettes.

jeudi 19 septembre 2013

Une longueur d'avance

L'été tire à sa fin. Les tomates et les courgettes et les aubergines sont en pleine maturité. Les poivrons sont en fait des piments (merci les plants mélangés chez le producteur de plants maraîchers), les oignons sont bien roses, et il reste quelques pois chiches de l'année dernière.

On se concocte une énorme gamelle de ratatouille et on prépare des conserves pour cet hiver. C'est bon c'est joli et c'est tellement revigorant de tirer sur le caoutchouc d'un bocal un soir d'hiver et de renifler les senteurs de l'été envahissant la cuisine.

T'as jamais fait? 
C'est facile. Tu fais revenir à l'huile d'olive les légumes les uns après les autres dans une sauteuse (oignons, aubergines, poivrons, courgettes, tomates, gousses d’ail entières), tu les mélanges dans une grosse gamelle avec quelques belles branches de thym.
Tu laves bien tes bocaux, tu les remplis de légumes jusqu'à 2 cm du bord. Tu jettes quelques pois chiches secs dans chaque bocal (en gonflant ils absorberont le trop plein d'eau rejetés par les légumes pendant la stérilisation). Tu recouvres d'eau salée.
Tu fais bouillir les joints, tu fermes les bocaux et tu stérilises pendant 1h30 à 100°C.

jeudi 15 août 2013

Au gré des envies


Une envie de légumes.
Une envie de légumes pas cuisinés comme d'ordinaire.
Une envie de légumes croquante autour et moelleuse dedans.


Nez au vent dans le potager tu cueilles ce que tu trouves.
Ici: une petite courgette, deux aubergines, deux mini-carottes et un oignon.


Tu râpes finement le tout, tu sales et poivres. 
Tu peux ajouter du gingembre ou un curry. 
Tu as l'opportunité d'assaisonner à ta convenance. 
Selon tes envies ou tes préférences.


Dans un saladier, tu bats un oeuf. Tu l'incorpores aux légumes. 
Tu ouvres ton bocal de flocons de céréales et tu en verses une bonne portion sur le mélange, de façon à obtenir une consistance qui te permette de confectionner de belles boulettes. 


Tu les roules alors dans de la semoule fine de blé dur. 


Tu fais chauffer une larme d'huile d'olive dans ta casserole préférée. 
Tu déposes délicatement les boulettes. 
Tu les écoutes crépiter. 
Tu surveilles que le dessous ne brûle pas. 
Tu les retournes tout aussi délicatement que tu les as déposées. 


Si tu penses qu'elles sont assez cuites, tu n'as plus qu'à presser un filet de citron sur le dessus, un tout petit filet, faut pas cacher le goût des légumes, et tu croques.


Ça craque autour et c'est moelleux dedans, je te l'avais dit.


Si tu as suffisamment de patience pour dépiauter un tourteau sans en dévorer la chair au fur et à mesure, tu peux en ajouter à la base de légumes. 


Tu ne le regretteras pas.



lundi 17 juin 2013

De fleur d'oranger en eau de rose

Tu sais que j'aime mettre la main à la pâte. 
Tu sais que j'aime les goûts d'ailleurs. 
Tu ne te doutais pas que j'aimais les histoires à l'eau de rose. 
Je dis "histoires", je devrais dire "recettes". 
Je dis "eau de rose", je devrais ajouter "eau de fleur d'oranger".
Tu vois ce que j'entends?

Il est des mots qui font saliver, rien qu'à les voir, rien qu'à les entendre. 
Karabige en est un.

Evidemment, là comme ça, je vois bien que ça n'émoustille pas tes papilles.

Attends que je t'explique, ensuite on en reparlera de tes papilles.

Pour une soixantaine de karabiges de la taille d'un pouce, il te faut:
550g de semoule de blé dure très fine (celle de chez Markal qu'on trouve en Biocoop est idéale) / 200g de beurre / 400g de pistaches non salées / 200g de sucre blond / 10cl d'eau de fleur d'oranger / 2cl d'eau de rose
Il te faut aussi prévoir une bonne partie de ton après-midi...
Dans le bol de ton robot, mélange la semoule avec le beurre, 7cl d'eau de fleur d'oranger et 1cl d'eau de rose. Laisse ensuite reposer la pâte pendant 2h au frais.
Profite de de ce temps libre pour décortiquer et hâcher grossièrement tes pistaches. Mélange-les avec le sucre et le reste des eaux de fleurs.
Les 2h sont écoulées, tu peux sortir la pâte du frigo et préchauffer ton four à 180°C. Tu prépares des boules de la taille d'une grosse noix. Tu leur fais prendre alors la forme d'un chinois (je parle de l'ustensile ainsi nommé, bien entendu), dans le creux tu insères de la préparation de pistaches, tu refermes proprement, et tu les roules de façon à en faire de jolis cylindres. Tu enfournes pendant une vingtaine de minutes. 
Surtout, tu laisses bien refroidir avant de goûter. 

Oohooh, je viens de dire de bien laisser refroidir avant de goûter.

Tiens, regarde la mer en attendant.


Les karabiges sont un délice de la cuisine libanaise et se conservent plusieurs semaines (si tu les caches bien) dans une boîte en fer blanc. 

mardi 26 mars 2013

Mille sabords

Je ne crois pas t'avoir déjà dit que par ici, on cultive des shii-take. 
C'est ce champignon un peu gluant mais très parfumé, utilisé dans la cuisine asiatique...et léonarde. Par ici on l'appelle aussi lentin de Saint Pol. Il se marie particulièrement bien avec les coquillages et le poisson.

Shii take séchés par nos soins
J'avais du haddock dans le frigo prévu pour une salade. Le temps ne se prête pas franchement à un repas froid , alors j'ai mitonné un risotto au haddock et aux lentins.

Tu fais fondre un oignon rose de Roscoff avec les champignons émincés dans un peu de beurre. Tu déverses 500g de riz par-dessus (je dois prévoir des portions à congeler, d'où la quantité pharaonique, si ce n'est pas ton cas, tu adaptes, hein!). Une fois le riz translucide, tu arroses de 10cl de vin blanc sec. Ensuite tu prépares un litre de lait que tu ajoutes en quatre ou cinq fois. Je t'explique: tu recouvres une première fois de lait et tu remues jusqu'à absorption, ensuite tu renouvelles l'opération. Si tu trouves la cuisson un peu juste tu peux ajouter un peu d'eau. Tu termines par un filet de blanc sec. Tu assaisonnes délicatement.

Tu découpes le haddock en carré très petits, tu éminces du persil, et tu incorpores le tout au riz. Tu mélanges avec sagesse, tu vérifies l'assaisonnement, tu laisses refroidir quelques minutes afin d'exaucer le goût et tu passes à table.

Une gouttelette de citron et quelques feuilles de menthe parfont l'ensemble.



mardi 15 janvier 2013

C'est mathématique

Je t'ai déjà parlé du pain d'épices, de celui que je fais qui ressemble à du biscôme. C'était au temps où je te vouvoyais encore.
Désormais que le tutoiement est de rigueur, je peux bien te dire qu'il est une autre recette de ce pain dorlotant que j'affectionne tout particulièrement.


Il te faut du miel et de la farine de seigle. De la farine d’épeautre aussi. Tu pèses le seigle (disons 300g), tu mesures 2/3 d'épeautre (200g alors), tu additionnes les deux et tu fais fondre l'équivalent de la moitié de miel (250g donc) dans 40cl de lait.

Je t'avais dit qu'il fallait aimer un peu les mathématiques.

Tu choisis tes épices (gingembre, badiane, clou de girofle, cardamone, cannelle, anis vert, réglisse) et tu les mélanges à tes farines. 
Tu renifles, tu humes, tu sens.
Tu ajoutes une belle cuiller à soupe de bicarbonate de soude, c'est important le bicarbonate de soude. Pour la levée et pour la couleur.

Ensuite tu incorpores ton lait miellé et tiédi.
Tu remues. Tu renifles, tu humes, tu sens.

Tu recouvres d'un film alimentaire et tu laisses reposer à température ambiante au moins deux belles heures. Tu peux pousser le vice jusqu'à une nuit.

Tu préchauffes ton four à 160°C et tu laisses cuire doucement dans un moule à cake pendant une heure.

Rappelle-toi qu'il te faut résister à la tentation et attendre que ton pain d'épices soit bien froid pour t'en tailler une tranche.


mercredi 22 août 2012

Johnnies

Il faut que je te dise qu'ici, les gens vivent de la terre et de la mer. Ou l'une ou l'autre, ou les deux. 
Avant, y en a même qui prenaient la mer pour aller plus loin vendre ce que la terre leur donnait. Ils partaient de Roscoff direction l'autre côté de la Manche. Les Johnnies qu'on les appelait. Ils emmenaient leur trésor rose et sucré par delà les flots. 
Aujourd'hui encore, ils sont quelques uns à perpétuer la tradition en sillonnant à vélo les chemins britanniques afin de vendre leurs tresses d'oignons rosés. 


Ces oignons-là, ils se cuisinent, ils se compotent, ils se mijotent, ils se caramélisent. Tu en fais des tartes à te damner.
Comme ça: tu prends quatre ou cinq beaux spécimens, tu les épluches, dans le bon sens, sinon tu pleures. Je t'explique, tu attrapes la bête tu la poses devant toi racine à gauche et tige à droite, ou inversement. Mais -c'est là l'important- sans te tromper, tu tranches net la racine en premier. Ensuite tu tires délicatement la peau et à la fin seulement tu tranches la tige. De cette façon tu ne pleureras pas.
Tu les coupes en deux et les éminces finement. Tu trouves une casserole que tu aimes afin de les faire mijoter doucement avec un filet d'huile d'olive. Tu remues de temps en temps. Lorsqu'ils sont bien tendres, tu sales et poivres. Dans un bol tu bats un oeuf avec 10 cl de lait et de la noix de muscade râpée. Tu mélanges ça aux oignons, tu verses le tout sur une pâte brisée (ou feuilletée si tu préfères), tu glisses au four (190° pendant 50 mn) et c'est quand tu as une part dans ton assiette et que tu goûtes que tu pleures. Seulement là.



dimanche 22 juillet 2012

Rose et blanc

Cet hiver ma gentille voisine m'a donné son déshydrateur à condition que je la laisse l'utiliser si elle en a besoin. Bon deal.


Ce printemps j'ai semé de jolies betteraves.


Cet été (cette semaine donc) je les ai récoltées et j'ai essayé ce nouvel outil qui me tentait tant.


Un passage à la mandoline, de belles rondelles, un coup de pinceau d'huile d'olive, quelques grains de sel, six heures de séchage et le tour est joué.




samedi 14 juillet 2012

Maï pen raï *

C'est décidé, on cède à tous nos caprices et on ne laisse filer aucun petit bonheur.

























On contemple le jardin plus qu'on ne s'en occupe, on lui fait confiance, il se débrouille bien tout seul, et pendant ce temps-là on ose quelques douceurs...

Une tarte au chocolat détentrice d'un secret au beurre salé. 

Tu t'atèles à une pâte sablée, rapide (225g de farine, 100g de sucre blond, 130g de beurre salé et un jaune d'oeuf). Une fois pétrie, tu l'emballes dans un film alimentaire et tu la laisses reposer une heure au frais. Tu en profites pour partir à la chasse aux papillons. A ton retour, tu préchauffes ton four à 180°. Tu étales ta pâte et l'enfournes pour 6 minutes. Pendant ce temps tu fais chauffer 20 cl de crème liquide dans laquelle tu laisseras fondre 200g de chocolat à cuire. Dans un bol tu bats un oeuf avec 10 cl de lait. Tu fais se rencontrer les deux mixtures. Tu touilles. Les six minutes sont écoulées, tu sors ton fond de tarte, tu le couvres d'une bonne couche de caramel au beurre salé et tu laisses un peu refroidir avant de verser par-dessus la préparation chocolatée. Tu remets le tout au four pour une vingtaine de minutes. Tu réserveras au frais avant de goûter et de m'en donner des nouvelles.

Le magique de l'histoire c'est que tu peux  augmenter les doses de la partie chocolatée, en emplir des ramequins, les enfourner aussi et obtenir de délicieuses crèmes au chocolat.











* si tu veux savoir, viens par-là, chez ma copine.

mercredi 20 juin 2012

The crumble (qui déchire tout)









Faut reconnaître que ces temps-ci, tout est assez pourri dans l'coin. Pour faire la nique à cette pourritude ambiante, tu prends un joli plat vert offert par quelqu'une qui t'es chère.
Tu attrapes une belle poignée de cerises, quelques abricots, une pomme, deux ou trois cuillers de poires confites qu'il te reste. Tu tapisses ton joli plat vert de tous ces fruits soigneusement lavés et coupés (sauf les cerises, hein tu les laisses entières, comme ça elles exploseront dans les bouches quand ce sera cuit.)






















Ensuite tu mélanges des amandes en poudre, des restants de sablés ou de galettes ou de petits beurres, tu pèses ta mixture et tu y ajoutes la moitié du poids en sucre, et la moitié en beurre. Tu écrabouilles du bout des doigts. Tu recouvres les fruits, tu enfournes dans un four préchauffé à 210°. Tu laisses dorer un quart d'heure, avant de diminuer la température à 150° pour une demie heure de cuisson.

Enfin tu oublies tes soucis, un peu, et tu te délectes des cerises qui explosent.

(Je t'avais dit de les laisser entières, pour l'explosion...)

























Pendant ce temps-là au jardin on rêve orange.

dimanche 25 mars 2012

Chouf la galette

C'est fou comment un bras qui retrouve son usage peut à lui seul grignoter une bonne partie du temps qui passe. Quoi tu comprends pas...
C'est facile pourtant: l'année dernière, j'étais manchote, du coup j'étais à la maison plutôt qu'au travail, je lisais et je tapais sur mon clavier au lieu de gratouiller dans mon jardin, et je prenais des photos au lieu de faire du kayak ou du vélo.
Cette année, j'ai deux bras et beaucoup moins de temps. C'est là que tu vois à quel point c'est magique, un bras.

Pour me faire pardonner, je te prête ma recette de galette de semoule à manger avec les tajines.






































Dans le bol de ta machine à pain, ou de ton robot qui coûte super cher, tu verses 225g de semoule de blé extra-fine (celle que tu utilises pour faire la semoule au lait),  tu ajoutes une cuiller à café de levure et une cuiller à café de sel. Tu dessines un "S" à l'huile d'olive sur le dessus. Tu presses un demi-citron dont tu mélanges le jus avec de l'eau jusqu'à obtenir 125ml. Tu arroses ta semoule et tu laisses la machine pétrir.
Après avoir levé au moins une demie-heure, tu peux former une disque avec ce joli pâton. Tu le poses sur une poêle et tu mets doucement sur le feu. 


Tu laisses chauffer et gonfler un peu, tu retournes une ou deux fois.
C'est prêt.




mercredi 18 janvier 2012

Qu'est-c'que j'peux faire, j'sais pas quoi faire

de ces blancs d'oeufs qui restent.
Et ben t'as qu'à faire des macarons à la confiture.
Pas des macarons lisses et colorés à la mode, des macarons comme ceux qu'on appelait ainsi avant, qui craquaient quand tu croquais et étaient moelleux dedans. Et qui avaient un joli rond de confiture au milieu.
Tu vois?

J'ai pas de moule adéquate, alors le rond on oublie, ce sera un petit paquet avec la confiture dessus.



Tu fais préchauffer ton four à 180°C.
Pour deux blancs d'oeufs, il te faut 125g d'amandes en poudre (ou noisettes, ou tu mélanges, tu peux même utiliser des noix), 112g de sucre glace à pâtisser et une belle cuiller à soupe de farine. Tu peux aussi épicer si tu en as envie.
Tu mélanges tout SANS MONTER LES BLANCS EN NEIGE (pratique), tu disposes dans un moule (à tarte avec des pommes finement tranchées déposées sur le dessus c'est pas mal aussi), tu fais cuire 3 minutes à 180°C, tu retires du four et poses une cuiller de confiture (ici : pomme-physalis), tu remets au four pendant 12 minutes.
Tu laisses refroidir un peu avant de démouler (si tu as utilisé un moule à tarte, il vaut mieux que tu laisses dedans) et de faire sécher sur une grille.


Ensuite seulement, tu retombes en enfance.
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