dimanche 6 avril 2014

Punkies Tulipes

Très en avance cette année, le coucou enchante notre espace sonore depuis vendredi.

Le jardin en se sent plus de joie: une bonne fée lui a soufflé que le coucou annonçait la vraie fin de l'hiver...Alors tout le monde s'y met, et que j'éclos par ici, et que je déplie mes feuilles par-là, et que je pointe un turion, et que je fabrique un cocon...même les punkettes de Monsieur Botanic sont prêtes pour le bal.



mercredi 2 avril 2014

L'ami caouette


Avant que de féroces félins ne transforment le Jardin du Vent en un territoire infranchissable à toute forme de rongeur ressemblant à un mulot, un campagnol ou une souris de base, j'avais tenté de cultiver des arachides. Elles avaient germé, poussé, commencé à produire avant d'être dévorées toutes crues par quelques rongeurs affamés.



Féroces félins en pleine concentration
Etant désormais équipée d'armes dissuasives, je me lance une nouvelle fois. L'automne dernier, j'ai rencontré un gentil jardinier torréfacteur à ses heures qui vendait une partie de ses semences d'arachides. (Si tu ne le sais pas déjà, je me permets de te faire remarquer que tu peux toujours essayer d'enterrer des cacahuètes grillées ou caramélisées, jamais ne sortiront de terre de jolis plants porteurs de sachets prêts pour l'apéritif).

Le temps étant venu de les mettre en terre, j'ai opté pour deux solutions: la serre et l'extérieur. L'arachide se développe de la même manière que la pomme de terre et provient aussi d'Amérique du Sud, elle devrait s'adapter facilement au climat du Jardin du Vent (très proche de celui de l'Amérique du Sud, j'te promets). Afin de mener à bien une étude comparative, je me suis dit que ça valait le coup de tenter la serre, d'autant qu'il restait une petite place. Je te tiendrai informé(e) de la suite des évènements. 

Dehors, ça donne ça:



Après avoir été débarrassées de leur coque, elles se retrouvent par deux en rang (comme les patates je t'ai dit) enfoncées de deux-trois cm dans la terre...et protégées d'un filet de récup pas très joli, mais les oiseaux sont à l'affût!!


La première fois, ça avait bien fonctionné de cette façon-là...jusqu'à l'attaque souridée.

Je te disais que le climat de l'Amérique du Sud n'avait rien à envier au climat Nord-Finistérien et je vois bien que tu ricanais...regarde et tu riras moins:

mercredi 19 mars 2014

Tiens tiens tiens

Je pense que tu le sais, mais au cas où, je tiens à te dire que cette semaine, c'est le printemps! Youhou!
Au Jardin du Vent, on est tous prêt à l'accueillir. Sauf Lulu, qui grasse-matine. Il a ouvert un oeil il y a une dizaine de jours mais il avait la gueule de bois et est retourné sous la couette. Ça n'empêche pas le monde de tourner.




mercredi 5 mars 2014

Petit bonheur


Au réveil, tu oses à peine y croire: le soleil filtre à travers les rideaux. Tu tends l'oreille: rien. La mer se tait. 
L'accalmie tant attendue, la voilà. Tu sais déjà que la journée sera trop courte: respirer, prendre l'air sans rentrer la tête comme une tortue, étendre du linge dehors, tout aérer en grand, chercher de l'oeil les premiers papillons, sauver un ver luisant égaré, scruter les bourgeons et les premiers boutons de fleurs, installer le banc au soleil, regarder les chats se dorer la pilule, observer les oreilles des lapins émerger des terriers, compter les pâquerettes, saluer les oiseaux, rattraper tous les instants dont cet hiver particulier t'a privée.


Depuis quelques jours, les tulipes espèrent leur place au soleil. Celles dispersées dans les pots devancent les autres. Les reconnais-tu? Ce sont celles que Monsieur Botanic a envoyées au Jardin du Vent l'automne dernier.


Elles font un peu leurs princesses, je te l'accorde...ceci dit elles sont plutôt courageuses. T'aurais osé pointer tes feuilles à l'heure toi avec un hiver pareil?


lundi 3 février 2014

Après la marée

 Il est des réveils heureux, il est des réveils doux, il est des réveils grognons, et puis il est des réveils incrédules, catastrophés

25/01/14
01/02/14
25/01/14
01/02/14

samedi 25 janvier 2014

La mer a les crocs


Jour et nuit on l'entend rouler. Elle gronde, elle menace. Elle est affamée. 
Cette année plus que d'ordinaire, la mer a décrété qu'elle seule décidait de quoi elle se nourrissait. 
Marre des hydrocarbures, marre des containers égarés, marre des détritus divers et variés, aussi colorés soient-ils.

Même le nez du clown ne l'amuse plus.

Son ventre réclame, son estomac se tord, la mer a faim. 
Ses gargouillis effraient les oiseaux. 
On imagine mal ce qu'il en est des poissons et autres crustacés.

La mer a les crocs. 
La mer a commencé à manger la dune.


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