dimanche 7 avril 2013

L'horloge en vrac

Je ne sais pas si tu as remarqué, mais cette année on a quelques soucis avec le printemps. 
Il ne sait plus lire l'heure ou il est de mauvais poil, je ne sais pas, mais en tous les cas, il se fait désirer.
Côté humain, mise à part une mauvaise humeur chronique, ce n'est pas (encore) trop dramatique. Côté animaux préhistoriques et autres hibernatus, c'est une autre histoire.
Notre Lulu domestique s'étant endormi aux alentours du 20 septembre de l'année dernière, ne se réveillait pas, or dépassé 6 mois, le sommeil peut lui être fatal.
Il a fallu forcer les choses et le sortir du lit, malgré les 6 à 8 petits degrés du dehors. 
Pour faciliter son retour à la vie, on lui a offert un séjour à Center Parc...





Ses potes et lui se la coulent douce entourés de belles plantes.




mardi 26 mars 2013

Mille sabords

Je ne crois pas t'avoir déjà dit que par ici, on cultive des shii-take. 
C'est ce champignon un peu gluant mais très parfumé, utilisé dans la cuisine asiatique...et léonarde. Par ici on l'appelle aussi lentin de Saint Pol. Il se marie particulièrement bien avec les coquillages et le poisson.

Shii take séchés par nos soins
J'avais du haddock dans le frigo prévu pour une salade. Le temps ne se prête pas franchement à un repas froid , alors j'ai mitonné un risotto au haddock et aux lentins.

Tu fais fondre un oignon rose de Roscoff avec les champignons émincés dans un peu de beurre. Tu déverses 500g de riz par-dessus (je dois prévoir des portions à congeler, d'où la quantité pharaonique, si ce n'est pas ton cas, tu adaptes, hein!). Une fois le riz translucide, tu arroses de 10cl de vin blanc sec. Ensuite tu prépares un litre de lait que tu ajoutes en quatre ou cinq fois. Je t'explique: tu recouvres une première fois de lait et tu remues jusqu'à absorption, ensuite tu renouvelles l'opération. Si tu trouves la cuisson un peu juste tu peux ajouter un peu d'eau. Tu termines par un filet de blanc sec. Tu assaisonnes délicatement.

Tu découpes le haddock en carré très petits, tu éminces du persil, et tu incorpores le tout au riz. Tu mélanges avec sagesse, tu vérifies l'assaisonnement, tu laisses refroidir quelques minutes afin d'exaucer le goût et tu passes à table.

Une gouttelette de citron et quelques feuilles de menthe parfont l'ensemble.



lundi 11 mars 2013

Quand s'invite le vent du nord

On ose à peine sortir de la voiture et s'approcher du bord.


D'ailleurs, le panneau le dit, on n'a pas le droit d'y rester.


Mais on est hypnotisé. Totalement.



mardi 15 janvier 2013

C'est mathématique

Je t'ai déjà parlé du pain d'épices, de celui que je fais qui ressemble à du biscôme. C'était au temps où je te vouvoyais encore.
Désormais que le tutoiement est de rigueur, je peux bien te dire qu'il est une autre recette de ce pain dorlotant que j'affectionne tout particulièrement.


Il te faut du miel et de la farine de seigle. De la farine d’épeautre aussi. Tu pèses le seigle (disons 300g), tu mesures 2/3 d'épeautre (200g alors), tu additionnes les deux et tu fais fondre l'équivalent de la moitié de miel (250g donc) dans 40cl de lait.

Je t'avais dit qu'il fallait aimer un peu les mathématiques.

Tu choisis tes épices (gingembre, badiane, clou de girofle, cardamone, cannelle, anis vert, réglisse) et tu les mélanges à tes farines. 
Tu renifles, tu humes, tu sens.
Tu ajoutes une belle cuiller à soupe de bicarbonate de soude, c'est important le bicarbonate de soude. Pour la levée et pour la couleur.

Ensuite tu incorpores ton lait miellé et tiédi.
Tu remues. Tu renifles, tu humes, tu sens.

Tu recouvres d'un film alimentaire et tu laisses reposer à température ambiante au moins deux belles heures. Tu peux pousser le vice jusqu'à une nuit.

Tu préchauffes ton four à 160°C et tu laisses cuire doucement dans un moule à cake pendant une heure.

Rappelle-toi qu'il te faut résister à la tentation et attendre que ton pain d'épices soit bien froid pour t'en tailler une tranche.


dimanche 16 décembre 2012

Ça sent l'sapin


Il arrive avec ses gros sabots,


Il te fait le coup tous les ans, et il est rare que tu tombes dedans,


Mais cette fois, t'as envie d'y croire un peu


vendredi 9 novembre 2012

Offrir la mer à la terre

De tout temps, le cultivateur de bord de mer a amendé sa terre avec cet or-là:













Tu n'imagines même pas le bonheur d'aller une ou deux fois l'an ramasser une belle remorquée de cet amas d'algues, issues d'une diversité  d'espèces impressionnante (la plus importante du monde ici).
Les couleurs, les odeurs, les textures, les formes. Un monde en soi.

























Au Jardin du Vent, on les étale directement sur certaines parcelles (une année sur deux), qui ne recevront qu'elles. On en mélange au compost pour le reste. Et on inverse, l'année suivante.


Ce printemps tu te souviens peut-être qu'on avait mis en place une vingtaine de griffes d'asperges. Bien installées, on les a laissées se reposer jusqu'à cette semaine. Il a fallu nettoyer les buttes, les ouvrir et les remplir de compost et de goémon fraîchement récolté. Nous avons ensuite tout refermé, formé de nouvelles buttes, et qui sait le printemps prochain nous verra peut-être grignoter quelques turions?








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